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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 10:00

Nous avons (presque) toutes lu "Le diable s'habille en Prada" de Laura Weisenberg, ou à défaut vu le film avec Anne Hathaway et Meryl Streep. Nous nous sommes toutes dit "Mon dieu ! Bosser pour une folle pareille ?! jamais !!! Même pour des Manolo gratuites tous les mois..."  The september issue, documentaire réalisé par R.J Cutler, nous dévoile une autre image de la rédactrice en chef de Vogue US qui nous ferait presque revoir nos positions... enfin presque...


840 pages...


Le Vogue du mois de Septembre 2007 a été la plus grosse édition jamais publiée du magazine : 840 pages (dont 727 pages de pub indique Le Monde ! ) C'est LA Bible des fashionistas, celle qui donnera les différentes tendances de l'hiver suivant.
Pendant 8 mois, le réalisateur J.R Cutler a suivi la rédaction de Vogue. 300 heures de tournage pour ce documentaire de 1h30. Au programme : shootings, créateurs, défilés, prises de position, conflits, et bien sûr, interviews plus personnelles d'Anna Wintour herself !



Anna Wintour : humaine ?


Dans le "Diable s'habille en Prada", Miranda Priestly est une garce, tyrannique, glaciale et autoritaire. Son auteur, Lauren Wenseinberg, s'était largement inspirée de Anna Wintour pour créer le personnage de Miranda.
Lors de la sortie du livre, la rédactrice en chef de Vogue n'a fait aucun commentaire laissant ainsi planer le doute sur sa véritable personnalité. Est-elle aussi odieuse que dans le livre ???

Lors d'une récente interview, une journaliste a demandé à la prêtresse de Vogue si elle était aussi froide qu'on le prétendait. Réponse d'Anna : "Tout est très froid en ce moment à NY"... Le ton est donné.

 


Et pourtant, The September Issue nous montre la solitude de la femme la plus puiss
ante de l'industrie de la mode. Celle qui fait et défait les tendances. Celle que l'on attend avant de commencer un défilé. Celle devant qui les couturiers s'excusent de ne pas avoir mis assez de couleurs dans leurs collections. Avoir autant de pouvoir et avoir l'air aussi seule...
Sa minceur (qui lui donne un air chétif), ses bras (sempiternellement croisés sur sa poitrine), sa coupe de cheveux (qui lui mange le visage), son regard (souvent perdu dans le vide comme si ce qui l'entourait ne l'atteignait pas) : tout ceci contribue à lui donner un part d'humanité inexistante dans le livre. 

Lors des (rares) interviews, Anna Wintour nous dévoile sa vie de famille. Famille qui trouve que ce qu'elle fait est "amusant" mais qui a des préoccupations plus importantes que la mode. Sa fille veut devenir avocate, son frère s'occupe de logements sociaux à Londres, sa soeur milite pour les droits des femmes en Amérique du sud... des univers bien loin de l'univers glam et paillettes de Vogue.

Et pourtant après 1h30 de film, le mystère "Anna Wintour" reste entier.

La vraie star du documentaire : Grace Coddington
 
Au début du tournage, Grace Coddington ne voulait pas apparaitre à l'image. "Quand nous l'avons rencontrée pour la première fois, elle nous a dit : "Foutez le camp d'ici. "" raconte le réalisateur.  Après 8 mois de tournage, la directrice de la création de Vogue est pourtant le personnage le plus présent du film. "J'etais choquée de voir que j'étais autant présente dans le documentaire. Je pensais que j'allais être coupée au montage." déclare Grace dans une interview pour Vogue.


Grace Coddington est la seule qui tienne tête à Anna Wintour et ça, depuis plus de 20 ans ! C'est un véritable bonheur de la suivre dans les coulisses des plus grands shootings, de la voir s'enflammer pour les photos et s'extasier sur la beauté des différentes compositions. Son passage préféré dans le film est celui ou le mannequin Raquel Zimmermann engloutit une tarte aux fruits lors d'un shooting. "Quand la séance photo a été terminée, elle a mangé une tarte entière. C'est une scène très drôle et elle [Raquel] est absolument magnifique".

La sensibilité, le sens de l'esthétisme et la fragilité de Grace Coddington la rendent attachante, et ce sont ces mêmes qualités qui font d'elle la n°2 de Vogue US. 
Anna Wintour le confirme à la fin du film : sans sa directrice de création, Vogue US n'aurait pas le succès qu'il a aujourd'hui. 

Copyrights photos : Diaphana Films et Vogue

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Published by Lucie de Paola - dans Fashion
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commentaires

05/10/2009 22:00


Tres bel article qui donne envie de voir le film.... Continue! Mais où est l'article du LUNDI??? ;-)


Lucie de Paola 05/10/2009 23:42


Merci, merci... Reste à te trouver une salle :)


Lolo 05/10/2009 09:28


J'ai pas lu le livre, mais j'ai vu le film ! J'ai bon ?


Lucie de Paola 05/10/2009 11:43


Comme tu es un homme, tu as bon... Mais il faut donc que je te précise que dans le livre, Miranda est beaucoup plus dictatoriale dans le livre...


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