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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 00:00


 

Le week-end dernier, j’ai mis à exécution mon plan cocooning : couette, thé aux fruits rouges, gâteau fait maison et un livre. En commençant La couleur des sentiments je ne pensais pas que je m’embarquais pour des heures de lecture non-stop. J’attendais de voir le film pour comparer, c’est chose faite.

Je n’aurai donc qu’une seule chose à dire : LISEZ ce livre, ALLEZ voir ce film.

 

Mon article pourrait s’arrêter là…

 

La couleur des sentiments

 

 

Le premier roman de Kathryn Stockett mérite tous les éloges. Quant aux critiques sur le film, elles m’ont laissée perplexe : « bons sentiments », « clichés », « pas de nuance »…

 

Pour vous faire une idée de l’histoire voici la quatrième de couverture :

 

Jackson, Mississippi, 1962.

Lorsqu’elle rentre chez elle, Aibileen, seule dans sa bicoque du quartier noir de Jackson, dîne modestement, écrit ses prières dans un carnet, pense à son fils disparu et écoute du gospel, du blues ou le sermon du Pasteur à la radio. Nurse et bonne au service de familles blanches depuis quarante ans, Aibileen n’est pas du genre à s’apitoyer sur son sort. Elle vit pour “ses enfants” – les petits Blancs dont elle s’occupe jusqu’à l’âge où ils changent –, les aime tendrement et met un point d’honneur à leur transmettre l’estime de soi, luttant comme elle le peut contre les idées racistes que leurs parents leur enfonceront bientôt dans le crâne. Aibileen est une âme généreuse, dotée d’une grande sagesse et d’une bonhomie attendrissante. Elle a la vitalité, la douceur et la rondeur d’Ella Fitzgerald.

Dans les pires moments, elle peut compter sur sa meilleure amie, Minny, bonne et cuisinière chez les Blancs depuis son plus jeune âge elle aussi, une forte tête qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. Entre un mari alcoolique à la main lourde et cinq enfants à éduquer, son quotidien s’apparente à une lutte de survie. Ainsi dissimule-t-elle sa sensibilité sous les traits d’une maîtresse-femme à la langue bien pendue, ce qui lui a valu d’être maintes fois renvoyée. D’ailleurs, sa nouvelle patronne, pin-up désœuvrée au comportement étrange, lui donne déjà du fil à retordre.

C’est alors qu’arrive Skeeter Phelan. Vingt-deux ans et fraîchement diplômée, elle est de retour à Jackson où elle retrouve ses anciennes amies. Contrairement à elles, Skeeter n’a pas encore la bague au doigt, attache peu d’importance à ses tenues et sa coiffure, possède un esprit plus ouvert que la moyenne et souhaite plus que tout devenir écrivain. Lorsqu’on lui confie la rubrique ménagère du journal local, elle demande à Aibileen de lui donner des tuyaux. Elle apprend à la connaître et comprend bientôt qu’elle tient son sujet : il y a peu, une certaine Rosa Parks a refusé de céder sa place à un Blanc dans un bus ; un certain Martin Luther King se rend de ville en ville pour défendre la cause des droits civiques ; elle, Skeeter Phelan, va donner la parole aux bonnes de Jackson, leur demander de raconter ce que c’est qu’être une bonne noire au service d’une famille blanche du Mississippi, recueillir leurs témoignages et en faire un livre. Elle y tient d’autant plus que Constantine, la bonne qui l’a élevée et qu’elle aime profondément, a été congédiée par ses parents pour des raisons obscures.

Ce projet fou auquel se rallient Aibileen et Minny va les mettre en danger et changer à jamais le cours de leur vie.

 

Ce livre est remarquablement bien écrit : impossible de le reposer une fois commencé. Tout commence par une histoire de toilettes. Les blancs et les noirs ne peuvent pas aller dans les mêmes WC parce que, tout le monde le sait à Jacksonville, « les noirs ont des maladies que les blancs n’ont pas ». Autant la séparation raciale dans les bus, les restaurants et les écoles m’était familière, autant cette histoire de toilettes m’a laissée sans voix. Tant de bêtise et d’ignorance. Au fil des pages, on est confronté au racisme quotidien des blanches qui, pas à une contradiction prêt, laissent des noires s’occuper de leurs enfants.

 

La force du récit tient essentiellement aux personnages et aux relations qu’ils entretiennent : beaucoup d’amour et de tendresse entre les bonnes et les enfants, une ambivalence de sentiments entre blancs et noirs.

La force de La couleur des sentiments c’est que justement, on passe par toute la palette des émotions : rire, indignation, colère, tristesse et joie. On s’attache à Aibileen et Minny aussi bien qu’on se prend d’amitié pour les personnages secondaires qui, à leur manière, rapprochent deux mondes que tout sépare.

 

Je ne peux que vous encourager à lire le livre de Kathryn Stockett.  Ses mots sont justes et tout en nuance. Mais si vous n’aimez pas trop la lecture, alors précipitez-vous au cinéma où le jeu des actrices vous emportera au cœur du Mississipi. 

 

La couleur des sentiments de Kathryn Stockett

Editions Jacqueline Chambon

Prix : 23, 80 euros

 

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Published by Lucie de Paola - dans Culture et confiture
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commentaires

Anis 26/11/2011 17:32

J'ai beaucoup aimé également ce livre sensible et intelligent.

petite parisienne 30/10/2011 18:57


Hihiiii ! ;-) (si y'en avait que 3 ! :p) (pauvre de moi !) (enfin cool pour moi mais pauvre porte monnaie qui me détestationner encore ;-))
Mais vouiii :D


Anne-Cath 30/10/2011 13:04


Bonjour! Alors,là,je suis 1000 fois d'accord. Ce roman est un de mes réferents! Une pure merveille8 Pour toutes celles qui parlent anglais, je conseille la version originale. Le style de l'auteur
en vaut la peine. Un must ce roman... Et j'attends le film avec impatience.


Lucie de Paola 30/10/2011 18:21



Je suis bien d'accord. Je pense que lorsqu'on peut lire les livres dans leur version originale c'est toujours mieux (comme les films). Je ne sais pas si tu as
également lu la traduction mais je l'ai trouvée sincérement parfaite. La justesse des mots a été trouvée.



petite parisienne 30/10/2011 10:53


Ce n'est pas la première fois que j'entends le plus grand bien de ce livre! :) Ca donne vraiment envie, j'aurais dû craquer dessus à ma derrière virée fnac ;-) Quant au film il est sur ma to do
list ;-)


Lucie de Paola 30/10/2011 18:19



Si je compte bien, tu en es à deux livres à prendre à la Fnac : celui-ci et le mien ? ;))))



Isa 30/10/2011 09:00


Ce livre est remarquable selon les avis que je lis et j'entends autour de moi.
J'avais eu du " nez" en l'offrant à ma soeur pour Noël dernier, avant qu'il soit connu...j'attends qu'elle me le prête, mais j'irai voir le film assurément.

Merci de nous faire partager votre enthousiasme, votre ressenti à cette lecture.

Bon week end!


Lucie de Paola 30/10/2011 18:08



C'est rare que je me lance dans un article "lisez ce livre" ou "allez voir ce film" mais pour une fois, je n'ai pas pu m'en empêcher :)



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