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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 12:33

 

Je sors de mon silence bloguesque pour parler d’un sujet qui n’a rien de léger.

Depuis quelques mois, plusieurs de mes amies/copines/connaissances sont en couple. A priori, aucun point commun entre leurs mecs : ils viennent de milieux sociaux différents, n’ont pas le même âge et ont tous des nationalités différentes. La seule chose que mes copines partagent, ce sont les coups.

 

Larme

 

L’histoire est toujours la même. Elles ont rencontré ce garçon formidable, sont tombées amoureuses et ont commencé une histoire digne des contes de fées. « Il est tellement merveilleux », « Je suis complètement sous le charme »…

Au bout de quelques mois, elles m’ont confié que tout allait bien mais que parfois il y avait des tensions au sein de leur couple. Jusque là, rien de très alarmant, quel couple ne se dispute jamais ?

Et puis rapidement une constante est arrivée « dès qu’il a trop bu, il m’insulte et me parle méchamment ».

Après les insultes est arrivé le « il m’a un peu bousculée mais rien de grave ».

Jusqu’au jour où « il m’a frappée ».

 

Quatre filles qui ne se connaissent pas, quatre filles qui me racontent exactement la même chose, quatre filles qui nient l’évidence.

« C’était juste une fois, il a promis qu’il ne recommencerait pas », « il était sous l’effet de l’alcool, il ne se souvient de rien », « il m’a juste poussée contre le mur/la porte/le lit », « je ne suis pas une femme battue, ça n’arrive que rarement », « j’ai pas eu de marques donc c’est pas si grave », « ce bleu ? je suis tombée dans les escaliers ».


J’ai essayé de leur parler, de leur expliquer mais rien à faire. « Je suis amoureuse », « il est si gentil quand il ne boit pas », « il a eu une enfance difficile ce n’est pas vraiment de sa faute »… toutes les excuses sont bonnes pour continuer d’accepter cette situation qui n’a rien d’acceptable. J’avoue que je suis désemparée et que je ne sais plus quoi faire ou quoi dire pour leur faire entendre raison.

 

C’est en lisant cet article de l’Express que je me suis dit que peut-être, à défaut de m’écouter, elles écouteraient une victime ? L’ex femme de Bertrand Cantat s’est suicidée en 2010. Six mois avant, elle laissait un message de 7 minutes sur le répondeur de ses parents : « Hélas, je n'ai pas grand-chose de bon à vous offrir, et pourtant il aurait semblé que quelque chose de très bon m'arrive, mais en l'espace de quelques secondes Bertrand l'a empêché et l'a transformé en un vrai cauchemar qu'il appelle amour. Et j'en suis maintenant au point - alors que j'avais du travail pour tout ce mois-ci, ce qu'il ne supporte pas - qu'hier j'ai failli y laisser une dent, tellement cette chose que je ne sais comment nommer ne va pas du tout [mot inaudible], mon téléphone, mes lunettes, il m'a jeté quelque chose, de telle façon que mon coude est complètement tuméfié et malheureusement un cartilage s'est même cassé, mais ça n'a pas d'importance tant que je pourrai encore en parler. »

 

(N’hésitez pas à aller lire tout l’article)

 

Quand on aime quelqu’un, on ne l’insulte pas, on ne le rabaisse pas, on ne le bouscule pas, on ne le frappe pas. Jamais.

 

 

 

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 12:00

 

Un petit post pour vous parler d'une association. Il y en a des milliers en France qui se battent pour des combats aussi différents qu'importants. « Lisa Forever » milite pour que les enfants malades et leurs parents aient de meilleures conditions de vie. Un combat qui me semble juste et qui mérite qu’on s’y attarde quelques minutes.

 

Lisa Forever 

Comme beaucoup d'associations, celle-ci s'est créée suite à un drame. Lisa est décédée d’un cancer en 2009. Des tumeurs cérébrales sont apparues en 2008 et n’ont cessé de se multiplier. Malgré une chimiothérapie agressive et des chirurgies lourdes, la petite fille ne soufflera jamais sa quatrième bougie. A 3 ans et 11 mois, elle disparaît.


C’est pour Lisa et pour tous les enfants partis trop tôt que « Lisa Forever » a vu le jour en 2010. Son but : « contribuer financièrement à la recherche de nouveaux traitements pour guérir les enfants atteints d'une tumeur cérébrale, pour améliorer le quotidien des enfants hospitalisés et soutenir les familles socialement et psychologiquement. »


« N’oubliez  pas cela n’arrive pas qu’aux autres, notre histoire n’est pas unique et la recherche a besoin de nous pour avancer, pour alléger les traitements et trouver le traitement qui les guérira tous. »

 

« Lisa Forever » organise donc des événements pour collecter des fonds. Ventes de calendriers, concert, évènements sportifs tous les moyens sont bons pour mobiliser les gens. Samedi dernier, l’association organisait une soirée à Taverny. Au programme : karaoké et dancefloor toute la soirée.

Tout l’argent reçu par l'association est reversé à des centres de recherche. En 2011, c’est 20 000 euros qui ont été donné au Service de Recherche de lInstitut Gustave Roussy


Une goutte d’eau diront certains, mais si on additionne toutes les gouttes d’eau, on fait avancer les choses. 

 

 

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 12:00

 

Pour ceux qui lisent le blog depuis quelque temps, vous savez que je suis impliquée dans la lutte contre le cancer. Une fois de plus, je me fais le relais d’une opération destinée à sensibiliser le plus grand nombre à lutter contre cette maladie. Du 12 au 18 mars, l’Institut Curie lance l’opération « Une Jonquille pour Curie ». 

 

luttecancerjonquille.jpg

 

L’Institut Curie est un centre de recherches et une clinique dédié à la lutte contre le cancer en association avec l'Inserm et le CNRS. Sa devise : « Prendre le cancer de vitesse ».

Petit rappel sur le cancer : « En 2011, on estime à 207 000 le nombre de nouveaux cas de cancers (incidence) en France métropolitaine chez l’homme. Cette estimation est de 158 500 chez la femme. Le nombre de décès par cancer est estimé à 84 500 chez l’homme et 63 000 chez la femme. »

 

C’est en lisant le communiqué de presse que j’ai appris que la Jonquille est la fleur symbole de la lutte contre le cancer. L’idée vient du Québec où en 1957 un anonyme a offert 5 000 jonquilles à une bénévole de la Société canadienne du cancer. Pourquoi cette fleur en particulier ? Parce que c’est une des premières qui pointe le bout de ses pétales en mars. Elle doit donc lutter contre les derniers frimas de l’hiver pour survivre et s’épanouir. Sa couleur jaune est également synonyme d’espoir pour les patients.

 

Du 12 au 18 mars, vous pouvez planter des jonquilles virtuelles sur le site « Jonquille pour Curie » pour exprimer votre solidarité. Evidemment, vous pouvez faire un don en ligne. L’objectif de l’Institut est de collecter 100 000 euros pour faire avancer la médecine personnalisée. Quesako ? L’enjeu de la médecine personnalisée est de mieux prendre en compte les spécificités de la maladie de chaque patient pour mieux adapter son traitement. La version compliquée parle de génome mais je vous passe les détails médicaux.

 

Les Parisiens, quant à eux, sont attendus Place du Palais Royal jusqu’au 17 mars pour construire un immense tableau végétal fait de jonquilles, de fleurs et de feuillages, symbole d’un engagement commun pour lutter contre la maladie. Chaque fleur achetée est un don à l’Institut.

Je l’ai fait il y a quelques années devant le Panthéon et c’était vraiment joli de voir toutes ses fleurs jaunes réunies dans un endroit où la végétation n’est pas très luxuriante. Les enfants adorent cette idée donc n'hésitez pas à les emmener avec vous.

 

Il fait beau, fleurir Paris est une excellente idée et si en plus ça peut aider à la recherche... what else ?

 

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 12:00

 

 

Est-il nécessaire de rappeler qu’aujourd’hui c’est la journée de la femme ? L’année dernière, j’ai déjà expliqué pourquoi j’étais mitigée sur cette journée. Un côté de moi trouve ça bien que tout un battage médiatique se fasse autour des différents problèmes que peuvent rencontrer les femmes. D'un autre côté, je trouve ça incroyable que cette attention soit réduite à une journée par an voire que les femmes aient encore besoin de cette journée pour faire entendre leur voix.

 

droit-de-vote-des-femmes-en-France.jpg

 

Pour celles et ceux qui vivraient dans une grotte (on ne sait jamais) les Français vont élire un président de la République dans quelques mois.

La politique est un sujet qui m’intéresse dans ma vie personnelle mais qui n’a pas de raison d’être évoquée sur ce blog. Jamais je ne prendrai position pour tel ou tel candidat ici. De même que je ne serai jamais le relai d’un quelconque parti sur « Les filles pensent que… »

Depuis des mois, je reçois des mails des divers partis qui me proposent de parler de leur candidat et de leur position sur la place des femmes en France. Force est de constater qu’après l’affaire DSK, les politiques se sont réveillés et ont inclus dans leur programme un volet « femme ». Une bonne chose en soi.

 

Ce qui m’amuse c’est de constater que cette année, pour la première fois, la campagne électorale se joue essentiellement sur le net. Sur mes comptes Facebook et Twitter, je peux vous dire qui va voter pour qui. Il y a 5 ans, j’en aurais été incapable. De même, voir les partis politiques courtiser les blogueurs, je trouve ça incroyable.

 

Pour cette journée de la femme, je ne me ferai pas le relai des politiques qui veulent que je parle d’eux. En revanche, je me ferai le relai des femmes qui ont lutté pour obtenir le droit de vote. Je me ferai également le relai des femmes qui dans certains pays n’ont pas ce droit.

Vos opinions ne regardent que vous mais s’il est un moment où vous pourrez les exprimer, c’est les 22 avril et le 6 mai.

 

Pas d'appel aux votes pour un parti dans les commentaires, merci.

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 11:30

 

Le 1er Décembre, c'est la journée mondiale de lutte contre le sida. Paris a pris un peu d’avance sur l’évènement. Depuis le 28 novembre et jusqu’au 4 décembre la ville organise l’opération : «  Café Capote ».

 

Café Capote

 

Selon le dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), en France, aujourd’hui, on compte :

-   6.500 personnes nouvellement infectées chaque année par le VIH

-    la moitié d’entre elles est dépistée trop tardivement

-   40.000 ignorent qu’elles sont infectées

 

 

Pour la 10ème  année consécutive, la ville de Paris lance « Café capote ». Le concept est simple, pour un café consommé c’est un préservatif offert. Ca tombe bien, il fait froid, l'entrée dans l'hiver nous fatigue, rien de tel qu'un café pour nous réchauffer et nous réveiller. Si pour le même prix, on récupère de quoi nous protéger contre le Sida... What else nous dirait George !

"Café capote" se déroule dans 7 arrondissements parisiens le 3e, 4e, 9e, 10e, 18e, 19 et 20e et près de 300 cafés et bars participent à cette nouvelle édition. 130 000 préservatifs devraient être distribués (ainsi que des feuillets d’info sur le sida). Ca fait beaucoup de chiffres, mais ils sont utiles.

Pour connaître les bars qui participent à l’opération, il faut aller sur le site de chaque mairie.

 

Mairie du 3ème

Mairie du 4 ème

Mairie du 9 ème 

Mairie du 13ème (pdf)

Mairie du 18 ème

Mairie du 19ème

 

 

Parfois il est bon de rappeler des évidences : il n'existe pas de vaccin protégeant du VIH alors couchez avec qui vous voulez mais surtout protégez-vous !

Pour plus de renseignements, rendez-vous sur le site Sida Info Service.

 

 

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 00:00

 

Le 25 novembre est la journée de lutte contre les violences faites aux femmes. Impossible pour moi d’écrire un article léger sur le blog. L’année dernière je vous parlais du viol, cette année j’avais envie d’aborder l’excision. En effet, beaucoup de gens ignorent cette pratique bien présente en France.

La Fédération du GAMS (1) lutte activement contre les mutilations génitales et les mariages forcés. C’est donc naturellement vers eux que je me suis tournée pour une interview. Merci à sa directrice générale Isabelle Gillette-Faye de m'avoir répondu. 

 

GAMS

Comment est né le GAMS ?

Le GAMS a été crée en 1982 à l’initiative de femmes Africaines et Françaises. Suite à des excisions, quatre fillettes sont mortes au début des années 80. La mission du GAMS est de sensibiliser les populations concernées par cette pratique (provenant en grande partie du Mali, Sénégal, Mauritanie, Côte d’Ivoire, Gambie et également d’Egypte) à ne plus exciser les petites filles. Les campagnes d’information se font dans les lycées auprès des adolescentes, dans les centres sociaux, dans les associations de migrants…
Le GAMS a également une action internationale grâce à Amnesty International, Euronet et FGM (2).

Qu’est ce que l’excision ?

L’excision est l’ablation totale ou partielle du clitoris, des petites lèvres et/ou des grandes lèvres. Les raisons invoquées pour ces mutilations sont nombreuses mais la principale reste la volonté de contrôler le désir féminin. Si on écoute ceux qui sont favorables à cette pratique, les femmes ont des comportements sexuels qu’elles ne peuvent réprimer. Sans l’ablation du clitoris, elles auraient des relations sexuelles avant le mariage, elles commettraient l’adultère, en résumé elles seraient trop demandeuses de sexe.

Combien de femmes sont concernées en France ?

On dénombre environ 60 000 femmes qui auraient subi cette pratique en France. Certaines avant de venir vivre en France, d’autres ici-même. Il ne faut pas croire que ça n’arrive que loin de chez nous, en Afrique. Le GAMS doit se rendre prochainement en Bourgogne pour un procès où des petites filles ont été excisées dans une baignoire, dans des conditions atroces !
En 2011, 11% des filles de femmes excisées sont également des victimes ; 3 sur 10 sont directement menacées soit par leur famille en France, soit par leur famille restée au pays. Il faut donc rester vigilant.

Mais pourquoi ces femmes excisées recommencent-elles les mêmes mutilations sur leurs enfants ? N’en souffrent-elles pas aujourd’hui ?

Souvent elles ne se rappellent plus de la douleur qu’elles ont ressenti. Leur mémoire consciente ne se souvient pas. Certaines ne savent même pas qu’elles ont été excisées. Elles ne le découvrent que lors de leur premier rapport sexuel, souvent parce que l’homme avec qui elles sont leur annonce de manière très violente.
Ces femmes peuvent ressentir de réelles douleurs lors de l’acte, certaines sont frigides (même si ça n’est pas forcément lié), elles peuvent être boulimiques, anorexiques, dépressives. En fait, elles sont dans un continuum de violence. La mutilation est un des problèmes mais il ne faut pas mettre de côté les mariages forcés, les viols, les agressions sexuelles…

Depuis quelques années des équipes médicales permettent de reconstruire le clitoris. Les femmes y ont-elles souvent recours ?

Pas vraiment. Seules 3 000 femmes ont été opérées, ce qui n’est pas énorme. La chirurgie ne répond pas à tous leurs problèmes. Beaucoup ne souhaitent pas qu’on intervienne à nouveau dans cette région de leur anatomie.

 

L'action du GAMS porte-t-elle ses fruits ?

 

En Afrique notre action est de plus en plus efficace et l'Europe commence aussi à se sensibiliser à notre cause. Mais nous ne sommes jamais à l'abris d'un éventuel retour de bâton. La hausse des intégrismes religieux, le renforcement des discriminations raciales ne vont pas dans le bon sens.

A nous de rester vigilants.

 

Pour plus de renseignements : Fédération GAMS

 

(1) La Fédération nationale GAMS est engagée dans la lutte contre toutes les formes de violences faites aux femmes et aux filles et plus particulièrement :
    •    les mutilations sexuelles féminines
    •    les mariages forcés et/ou précoces
    •    les autres pratiques traditionnelles néfastes à la santé des femmes et des filles

 

(2) Female genital mutilation

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 11:30

 

Octobre Rose aura fini son mois de lutte contre le cancer du sein avec beaucoup d’élégance. Pour l’occasion, le Grand Palais était illuminé en rose et nous étions invités à former un ruban rose géant pour que la campagne de prévention ne s’arrête pas là. Récit d’une pink party !

 

Cancer du sein, parlons en !

 

18h30 rendez-vous au Grand Palais. Nous sommes quelques-unes à être à l’heure et à faire la queue. Les conversations se nouent facilement. Beaucoup sont venues seules, d’autres sont là avec des copines ou des potes.

La facade est déjà rose. Au sol, un tapis rose encore sous plastique. Il faudra attendre les invités d’honneur pour le voir complétement. Mes converses rose bonbon sont bien dans l’esprit de la soirée.

 

18h45 Nous pouvons enfin entrer. Chacune laisse son formulaire de cession de droit à l’image aux hôtesses. La queue pour le vestiaire est rapide. De jeunes femmes, dont plusieurs sous chimio, nous accueillent avec le sourire. Tout le monde a droit à son teeshirt rose pour faire la fameuse photo. Deux tailles : L ou XL. En réalité ils sont minuscules et les XL partent à la vitesse de la lumière. Celles qui ne rentrent pas dedans s’en fichent, elles le nouent sur leurs épaules. Des rubans roses sont distribués. J’en mets un sur mon sac et l’autre à mon poignet.

Deux buffets nous attendent. La grande nef est plongée dans le noir et seules quelques lumières roses nous éclairent. Toutes les filles prennent la pose devant le fond prévu pour le photocall des marraines de l’événement. Sans vraie lumière, on fait des portraits tendance « halloween ».

 

Lucie de Paola - Cancer du sein

 

19h00 Le photographe est en haut de la nacelle qui culmine à 25 mètres de hauteur. Il régle les derniers détails. Pour parler aux éclairagistes, il donne des ordres dans son micro en interpellant les gens par leur nom. Ca fait rire tout le monde d’assister à ces conversations auxquelles on ne comprend rien mais qui ne nous sont pas épargnées.

Au sol, un ruban a été dessiné à la craie rouge. Pourquoi pas rose ?

Un homme et une femme nous demandent de nous rapprocher, nous allons commencer.

 

19h15 On essaye de se coller les uns aux autres pour former le ruban rose. Les rapprochements physiques créent de nouveaux liens. Tout le monde papote, rigole, s’agite. Des femmes, des hommes, des enfants, des malades, des non malades, tout le monde a envie d’être là pour soutenir la lutte contre le cancer du sein. L’ambiance est festive, joyeuse.

On commence : on lève la tête, on sourit. Clic-clac, premiers essais. On tente une hola, on se plante et on recommence en riant. Les discussions vont bon train.

La musique qui doit nous accompagner retentit et là nous sommes perplexes. Le chant est magnifique mais il ressemble plus à un Requiem qu’à du Beyoncé. Ma voisine souligne : « Pour ceux qui ont perdu des proches dans la bataille, c’est pas très malin comme choix ». Je ne peux qu’être d’accord avec elle. La prochaine fois, on leur suggérera une playlist plus entrainante.

 

Grand Palais - Nef Rose

 

19h40 Contrairement à ce qu'indiquaient nos programmes, nous venons de faire une répétition. Il faut attendre les marraines pour la vraie photo. On les attend donc au chaud en continuant de faire connaissance les unes avec les autres.

Je suis alpaguée par une jeune journaliste qui veut m’interviewer. Pourquoi pas ? Elle trouve un coin tranquille pour poser sa caméra. Seul problème, j’ai la sono juste à côté de mes oreilles et je dois me concentrer pour écouter ses questions. Pourquoi je suis là ? Pourquoi le cancer du sein est important pour moi ? De quelle manière je contribue à la lutte contre cette maladie. Rapide et efficace, ça ne nous prend pas très longtemps.

De toute façon, nous devons nous diriger dehors, les marraines arrivent et l’illumination du bâtiment va commencer.

 

20h10 Il pleut mais les équipes sont au point : distribution de parapluies roses pour qu’on ne soit pas trempées. Je suis agréablement surprise de voir qu’ils ont pensé à tout. Les marraines arrivent enfin ! Au programme : Flavie Flament (la voir me fait systématiquement penser au prix Miss Ok magazine qu’elle avait gagné quand j’étais ado), Audrey Pulvar (perchée sur des chaussures noires magnifiques mais culminant facilement à 14 centimètres), Marie-Claude Pietragalla (simplement magnifique), Faustine Bollaert (j’avoue, je me souviens plus d’elle comme journaliste de Télé 7 jours que comme animatrice) et celles que je ne connais pas (honte à moi) : Marie-Amélie Seigner (je connais sa famille en revanche) et Cécilia Hornus (j’ai appris qu’elle jouait dans « Plus Belle la vie ! », série que je n’ai jamais regardée).

Le président de l’association « Le Cancer du Sein, Parlons-en ! » ainsi que du groupe Estée Lauder France, Henk Van Der Mark, nous fait un petit discours avant d’illuminer le bâtiment. Les photographes se battent avec les parapluies roses pour essayer de prendre des photos de toutes ces jolies jeunes femmes.

Vivement qu’on rentre dans la nef, au chaud !

 

Ruban Rose

 

20h30 La remise des prix commence. Les participants à la photo commencent à s’agiter. Nous aurions dû faire les prises à 19h30 et certaines d’entre nous s’impatientent : « On va m’attendre à ma soirée d’anniversaire », « J’ai un dîner de prévu dans exactement 10 minutes », « Si c’est pas bientôt terminé, tant pis je pars sans faire la photo ».

Les prix Ruban Rose sont remis. Pour voir la liste des chercheurs qui se battent pour faire avancer la lutte, cliquez ici.

De mon côté, je suis surprise par les tenues des marraines : elles sont toutes habillées en noir (à l'exception de Faustine Bollaert, qui porte un pull violet, et de Marie-Claude Pietragalla qui a une chemise parme) ! Il m’aurait semblé plus judicieux de mettre une robe ou un top rose pour un évènement où la couleur est essentielle. Seul Philippe Clézardin, Directeur de Recherche à l'Inserm et lauréat du Grand Prix Ruban Rose semble y avoir songé. Il arbore avec beaucoup de simplicité une chemise et une cravate rose tendre. En voilà un qui a tout compris !

 

Ruban Rose Dominique Faliez

 

21h Ca y est, on peut faire la vraie photo ! On récupère toutes nos places. Certains ont disparu mais d’autres les ont remplacés, enfilant le plus vite possible un teeshirt rose. Les marraines font de même et se joignent à nous. Quelques minutes suffisent et le ruban rose est immortalisé.

 

 

La soirée fut vraiment belle, pleine de joie de vivre et de solidarité. L’association « Le cancer du sein, parlons-en ! » a encore réussi son pari. On se retrouvera l’année prochaine.

En attendant, continuez de prendre soin de vos seins et de vous ! 

 

J’ai mis sur Facebook quelques photos. Pour info, je suis tout à droite sur la vidéo de répétition, à côté de la fille avec le pantalon blanc !

 

 

 

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 11:00

 

Dans quelques jours s’achève le mois d’octobre. La lutte contre le cancer du sein continue mais pour clore ce mois de campagne sur l’importance du dépistage précoce, la France va se parer de rose. Vous avez jusqu’à ce soir minuit pour participer à un événement unique en son genre.   

 

Ruban Rose 

 

Comme tous les ans, le mois d’octobre a été un mois chargé en communication pour l’association « Le cancer du sein parlons-en ! » : tee-shirts créés par Isabelle Marant, rubans roses en vente dans les parfumeries Marionnaud, dossier complet d’info dans le magazine « Marie-Claire »…

 

Samedi 29 octobre, au cœur de la capitale, la majestueuse nef du Grand Palais va s’illuminer de rose. De 18h00 à 20h30, 700 personnes pourront participer à la création d’un grand Ruban Rose humain, symbole de la lutte contre le cancer du sein. Pour vous inscrire, rendez-vous sur le site « Le cancer du sein parlons-en ! ». Les inscriptions se terminent aujourd’hui. Parisiennes, à vos claviers ! Une photo sera prise de 25 mètres de haut pour immortaliser ce moment. Le message est simple : « Partager, Communiquer, Vaincre. Pour un avenir sans cancer du sein ».

A l’issue de cette journée, quatre prix « Ruban Rose » seront remis à des chercheurs qui font avancer les choses. Voir le portrait des scientifiques

 

Et si octobre rose s’achève, ça ne veut pas dire que le combat s'arrête ! N’oubliez pas que la prévention est essentielle pour lutter efficacement contre le cancer du sein ! 

 


 

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 12:00

 

Comme tous les ans, octobre est le mois consacré à la lutte contre le cancer du sein. Comme tous les ans, j'y consacre un article parce que c'est un sujet qui me tient particulièrement à coeur.

Je n’aime pas trop les « journées », les « mois » ou les « années » consacrés à telle ou telle cause, mais si ça peut aider à la prise de conscience de certains problèmes, pourquoi pas. Une chose est sûre, ça sera toujours plus utile que de mettre un statut à la noix sur Facebook.

 

Logo cancer du sein

 

 

Il y a quelques semaines, ma boite aux lettres FB était prise d’assaut. Toutes mes copines m’envoyaient le même mail idiot.


« C'est le temps encore pour la sensibilisation au cancer du sein! Nous nous souvenons tous des derniers jeux d'écriture de la couleur de votre soutien-gorge ou la façon dont nous aimons avoir notre sac à main à portée de main?

Rappelez-vous l'année dernière tant de gens y ont pris part que ça fait les nouvelles nationales et la mise à jour constante de l'état a rappelé à tous pourquoi nous faisons cela et a contribué à sensibiliser !

NE PAS dire aux hommes ce que signifie le statut : laissez-les deviner Et s'il vous plaît diffusez ceci à toutes vos amies pour voir si nous pouvons faire un plus grand bruit cette année que l'an dernier ».


Autant la première année, le phénomène « statut de couleur sur FB » a effectivement fait parler de lui, autant trois année de suite c’est lourd et je ne suis pas sûre que ça fasse avancer la lutte contre cette maladie.

Changer son statut, pourquoi pas, mais la seule manière de faire efficacement de la prévention c’est de montrer ses seins à un gynéco tous les ans ! Evidemment c’est moins « amusant » mais je vous assure que c’est beaucoup plus efficace.

 

Tee-shirt Isabelle Marant cancer sein

Copyrights : Marie-Claire

 

Les campagnes de sensibilisation sont de plus en plus nombreuses : courses pour soutenir la recherche (dont la Parisienne), le ruban rose qui s’affiche un peu partout pendant le mois d’octobre, des articles de presse dans les féminins…

Cette année, le 6 octobre, l’association « Le Cancer du Sein, Parlons-en ! » organise des illuminations roses à Paris. Une nouvelle manière de faire parler de la maladie.

La créatrice Isabelle Marant et le magazine Marie Claire se sont associés pour faire des tee-shirts « We all love tits. Take care of them » (Nous aimons tous les seins. Prenez en soin)  On peut les trouver sur le site du magazine pour 15 euros.

Tous les bénéfices seront reversés au profit de l’association pour la lutte contre le cancer du sein.

 

 

Le seul et unique conseil que je peux vous donner reste le même : montrez vos seins à un gynéco tous les ans et ce, quelque soit votre âge. Ca vous prendra quelques minutes mais ça peut vous sauver la vie ! 

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 18:09


Bienvenue en 2011 : les femmes ont enfin le droit de voter en Arabie Saoudite. Enfin, techniquement elles devront attendre 2015 pour le faire. D’ici là, espérons qu’elles auront gagné quelques droits supplémentaires ?

 

saoudiennes

 

Grand seigneur, le roi Abdallah a déclaré à l'ouverture de la nouvelle session du Majlis al-Choura (assemblée consultative) à Riyad : « La femme aura le droit de se présenter aux conseils municipaux ainsi que le droit de vote dans le cadre des principes de l'islam ». Le 25 septembre 2011 est donc une date historique pour les Saoudiennes. Quelques 293 ans après la Suède… Pas besoin de revenir sur le tardif droit de vote des Françaises.

 

Sauf que si c’est incontestablement une avancée, il reste quelques « petits » détails sur lesquels il serait bon de se pencher. En effet, en Arabie Saoudite les femmes sont considérées comme des “mineures perpétuelles”. Lire le rapport en anglais du conseil des droits de l’Homme.

 

Elles n’ont toujours pas le droit :


- d’étudier ou de travailler sans l'autorisation de leur père ou mari

- d’aller seule à l’hôpital, ni de se faire opérer sans le consentement de leur époux

- de voyager seules

- de conduire une voiture

- de s’habiller comme elles le souhaitent

Il faut également savoir que les Saoudiennes ont une carte d’identité depuis peu. « Il y a encore vingt ans, les femmes n’avaient pas de carte d’identité, elles étaient identifiées à travers le livret de famille détenu par le mari. Aujourd’hui, elles possèdent leur propre carte d’identité et peuvent disposer d'un compte bancaire » déclare la princesse Lolowah Al-Faisal. J’avoue, ça me laisse sans voix quand je lis ça.


 

Alors évidemment cette nouvelle est une avancée. Toute goutte d’eau dans le désert est bonne à prendre. Espérons que cela ne sera pas un effet d’annonce et que les Saoudiennes pourront, un jour prochain, mettre fin à leur tutelle. 

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